|
Interactions - The Bulletin of I.A.W.I.S. No. 19, November 1997
Contents
Word&Image Site Works
Martha Fleming, with Lyne Lapointe and Lesley Johnstone. Studiolo: The
Collaborative Work of Martha Fleming & Lyne Lapointe. Montréal: Artextes
Editions and the Art Gallery of Windsor, 1997. 204 pp. ISBN 2 9802870 5 9.
$29.95.
This lavishly illustrated (b/w and colour) and beautifully produced book
traces the creative process that over a period of fifteen years led to
large scale site works for abandoned buildings in Montréal and New York,
which Martha Fleming and Lyne Lapointe filled with panoramic paintings,
installations, period music and nineteenth century special effects
equipment. The first part (133 pages) is a "docufiction" which describes
the projects and the ideas behind them. The second part of the book is the
edited version of a series of conversations about their art which the
artists and Monique Jean and Lesley Johnstone conducted in 1991 and 1992. A
"biobibliography" for the period 1981-1996 concludes the book.
The main focus is on an eight-year period of close collaboration. Between
1982 and 1987 three projects were created in Montréal, in an abandoend
firehall, an abandoned post-office, and an abandoned vaudeville theatre. In
1989 and 1990 two further site projects were executed in New York, at the
New Museum of Contemporary Art and in the Battery Maritime Building. Later
projects were realised in Madrid (at the 1992 Biennale), in Londen, Bath,
and São Paulo.
It is fitting that the book opens with a visit to the optician, as much of
the book is to do with the visual - with seeing, perspective, mirrors,
Claude glasses, the camera obscura and anamorphosis. "Look again, look
closely," Martha Fleming urges, and that is precisely what the book invites
one to do. Both as artist's book and as wordimage text Studiolo is a
fascinating, at times deeply moving work.
The address of Artexte is: 460 Sainte Catherine O., suite 508, Montréal
(Québec) H3B 1A7, Canada; fax 514 874 0316.
(Peter de Voogd)
A propos de
Pascale Casanova, Beckett l'abstracteur. Anatomie d'une révolution
littéraire, Paris, éd. du Seuil, 1997, 171 p., 95 FF.
L'ouvrage de Pascale Casanova sur Samuel Beckett n'est pas seulement un
livre sur une des révolutions littéraires les plus importantes du XXe
siècle; il est avant tout lui-même une véritable révolution. En
effet, à la
différence des milliers d'études consacrées à l'écrivain franco-irlandais,
Beckett l'abstracteur se débarrasse - et nous libère en même temps -
de la
gangue psychologique et philosophique, existentielle et religieuse,
spirituelle et spiritualiste, qui empêche de lire le travail de Beckett
pour ce qu'il est vraiment: la tentative de créer en littérature
l'équivalent de l'abstraction dans les arts plastiques.
De ce point de vue, le volume de Pascale Casanova devrait fasciner
quiconque s'interroge sur les rapports entre mots et images. La performance
de l'auteur résulte d'ailleurs en grande partie de sa vision très claire
de
ce que peut être le transfert d'une démarche artistique, en l'occurrence
l'abstraction, d'un domaine sémiotique à l'autre. Certes, l'intérêt
pour
l'art abstrait n'est pas nouveau en littérature, et tant les écrivains que
les critiques ont souvent déploré le retard historique qui sépare les
arts
plastiques, largement ouverts aux défis de l'abstraction dès les premières
années de ce siècle, et les pratiques de l'avant-garde littéraire, souvent
frileuse à l'égard de cette mutation. Lorsque la littérature s'est colletée
directement au problème du non-représentatif, elle l'a fait de manière
naïve d'abord, comme s'il suffisait de casser toute possibilité de
signification; de manière erronée ensuite, dans l'ignorance des lois
spécifiques du langage humain. On sait du reste que les courants jugés
proprement abstraits, comme le lettrisme, ne comptent guère dans l'histoire
littéraire.
L'analyse de Pascale Casanova fait très bien ressortir à quel point le
travail beckettien sur le lexique, la syntaxe et la narration, respecte
profondément cette spécificité du langage, qui est à la fois d'unir
indissolublement une forme et un sens, puis de s'étaler irréductiblement
dans le temps. Dans le langage, point de signifiant sans signifié, ni de
signe sans chaîne verbale. Cependant, ce respect fondamental des proprié
tés
du langage ne signifie pas du tout que Beckett s'y résigne. Il les prend en
revanche comme le point de départ ou, mieux encore, comme la cible de son
travail de sape, que Pascale Casanova définit très justement comme un
"allègement" poussé au bout. A l'aide d'une structure formelle de base et
de la combinatoire qui s'en déduit, Beckett s'efforce de vider les mots de
tout sens, d'affaiblir l'armature syntaxique de la phrase et d'effacer peu
à peu les outils fondamentaux du récit (le temps, l'espace, le personnage,
l'intrigue), qui sont aussi les outils de toute croyance à la valeur
(réaliste ou esthétique) de la langue, sans pour autant renoncer au langage
même.
L'hypothèse fondamentale de Pascale Casanova, qui renverse catégoriquement
le credo de 95% des études beckettiennes, est d'autant plus crédible
qu'elle arrive à fusionner intelligemment des approches critiques fort
différentes, comme par exemple la microlecture stylistique (surtout pour
Worstward Ho / Cap au pire), l'histoire littéraire (avec notamment une
revalorisation de l'"irlandéité" de Beckett, antifolklorique,
antinationaliste et anti-anglais comme Joyce, mais remplaçant le
plurilinguisme débridé de ce dernier par la mise en question de toute
signification) et le commentaire esthétique. Une place très importante est
occupée ici par l'essai de Beckett sur Bram Van Velde, où Pascale Casanova
repère le grand tournant, le grand moteur et le grand modèle du travail
de
l'écrivain: à l'instar de Van Velde, Beckett a pu avancer dans son art en
disant ce qui empêche d'avancer, à écrire "mieux" (c'est-à-dire
"plus mal")
en disant ce qui empêche d'écrire.
Ce programme n'est pas sans rappeler celui d'un Maurice Blanchot, à qui
Pascale Casanova reproche pourtant d'avoir jeté une lourde hypothèque sur
la lecture de Beckett. Le succès de la perspective philosophique inspirée
de Blanchot serait en effet responsable du malentendu persistant autour de
l'oeuvre de Beckett et l'auteur ne cesse de dénoncer les ravages causés
par
ce point de vue non-littéraire et non-artistique en des termes d'une
virulence peu commune. Toute la question est pourtant de savoir si cette
critique est justifiée. Peut-on dire que Blanchot d'abord et les
blanchotiens ensuite ont figé l'oeuvre de Beckett au moyen de stéréotypes
existentialistes dont cette écriture n'a que faire? Force est en tout cas
de constater qu'il est parfaitement possible d'appliquer au travail de
Blanchot ce que Casanova développe pour le style de Beckett: par moments
l'écriture fragmentaire et paradoxale du Blanchot des années 40
ressemble à
s'y méprendre à ce que vont tenter de mettre en place, quelques années
plus
tard, les premiers grands textes de Beckett, de sorte qu'il ne serait pas
absurde de croire que l'exploration de l'abstraction, loin d'être combattue
par Blanchot, lui doit en fait beaucoup.
Qu'on accepte ou non cette proximité - qui n'est pas une filiation, bien
entendu - il faut admettre tout de même que Casanova exagère en attribuant
au seul Beckett l'invention de l'art littéraire abstrait. Sans être de tous
les temps, l'opposition au régime de la représentation est sans doute un
phénomène plus répandu que ne le suggère Casanova. Certaines poésies de
Stéphane Mallarmé, par exemple, constituent des écueils non moins
grands à
la représentation que Cap au pire, mais elles le font "par le haut" plut
ôt
que "par le bas" (pour reprendre une distinction chère à Jean Ricardou).
De
la même façon, les ramifications infinies d'un Raymond Roussel dans ses
Nouvelles impressions d'Afrique ou les productions inclassables de certains
tenants de l'art brut, n'ont pas attendu Beckett pour proposer des oeuvres
"irreprésentables".
Le livre de Pascale Casanova relancera utilement ce genre de débats. Non
seulement les questions soulevées par l'auteur ne pourront plus être
ignorées par les recherches théoriques dans le domaine des relations entre
peinture et écriture, mais l'apport de Beckett l'abstracteur permettra sans
doute aussi de revenir sur des problèmes résolus un peu trop hâtivement
(quid des liens entre Nouveau Roman et cubisme, par exemple, ou entre
cinéma et roman américain, pour ne mentionner que ces deux cas fort
célèbres?).
(Jan Baetens)
L'écrit nécessaire: Régis Durand sur la photographie contemporaine
Régis Durand: La part de l'ombre, Paris, éd. de la Différence, 242
p., 95 FF
Plus s'accroît dans nos sociétés la part de l'image, plus le besoin de
réflexion, de recul, bref de théorie (dans la meilleure des hypothèses), se
fait urgent. Pour échapper à la sidération qui émane du visuel, pour
maîtriser davantage l'agression des scintillements éphémères de
l'intermédia, pour jeter les bases d'un dialogue démocratique et d'un
travail de relance à partir des signes dont la pléthore attaque et use
notre capacité de jugement, le détour par l'écrit et les ruses de la
lenteur s'avère chaque jour plus indispensable.
Le cas de la critique photographique en offre une belle illustration.
La situation de la photographie est en effet particulière. Elle a cessé
d'être cet art moyen dont parlait naguère encore Bourdieu, pour être
reconnue désormais comme expression artistique à part entière. En même
temps, toutefois, la photographie continue à échapper aux dérapages les
plus flagrants du marché de l'art: malgré l'envolée du prix de certains
auteurs, la production photographique n'est pas devenue un véritable objet
de spéculation. Et même s'il n'est pas possible de sous-estimer l'impact
du
savoir-faire formel, la photographie admet aussi une grande ingénuité, une
innocence certaine, pour ne pas dire une saine indifférence aux
préoccupations techniques: la photographie est un type de discours reste
ouvert à quiconque veut bien s'en saisir. Enfin, et ce point est évidemment
capital, la photographie est, paradoxalement, un art que l'on connaît
surtout par ouï-dire: la plupart des photos ne sont connues qu'à travers
les descriptions ou les évocations qui en sont données (théoriquement
multipliable à l'infini, la photographie se reproduit en fait curieusement
peu).
De cette constellation, il résulte entre autres que le corpus n'est pas
rigidement structuré. En photographie on a moins affaire à une succession
de courants et de styles, qu'on est confronté à un petit nombre de
problèmes qui reviennent inévitablement et qui exigent des réponses fortes,
mais finalement peu variées (les discussions récurrentes sur le trucage
le
montrent à merveille). Et il va sans dire que la tâche du critique s'en
ressent considérablement. D'un côté, son rôle est plus modeste,
puisque la
photographie évolue largement en marge des jugements tout faits (ce n'est
d'ailleurs pas le critique, mais l'institution muséale qui fait ou défait
aujourd'hui les réputations). De l'autre, sa fonction est aussi tout à fait
indispensable, puisque les classifications existantes n'ont rien d'absolu,
de sorte que le critique n'a jamais le loisir de se cacher derrière les
opinions d'autrui.
L'intérêt des lectures de Régis Durand rassemblées dans La part de l'ombre,
un recueil qui "applique" les vues théoriques d'un volume antérieur (Le
regard pensif, éd. de la Différence, 1988), ne vient pas seulement du soin
accordé à l'écriture. Il ne se limite pas non plus à la qualité
des choix,
quand bien même force est de reconnaître que la sélection de l'auteur
constitue un superbe échantillon de la photographie contemporaine.
L'essentiel tient, par contre, à l'effort d'écrire des critiques
théoriques, c'est-à-dire de profiter de chaque compte rendu d'exposition
ou
de chaque préface de catalogue pour prendre position par rapport à des
questions tout à fait générales, qui touchent au langage de la photographie
autant qu'aux réalisations des auteurs analysés, quels que soient du reste
les mérites de la plupart des commentaires de détail (il convient de louer
particulièrement les chapitres sur G. Basilico, L. Cohen et L. Baltz). La
présence d'un index, toutefois, eût sérieusement augmenté la valeur
d'usage
du livre.
Les plus intéressantes de ces réflexions concernent sans aucun doute la
dimension temporelle de la photographie, d'abord au niveau de chaque image
vue isolément (et on retrouve là non seulement Roland Barthes, mais surtout
Gilles Deleuze), ensuite à hauteur du discours photographique lui-même d
ont
Régis Durand construit intelligemment et l'actualité (la photographie est
pour lui une langue en évolution, qui n'a pas perdu son potentiel de
dérangement et de distance critique) et l'impact politique (la minutie et
la finesse de bien des analyses formelles ne perdent en effet jamais de vue
l'horizon social parfois très prégnant des diverses interventions, par
exemple lorsqu'il s'agit de commandes, qu'elles soient privées ou
publiques, ou que la photographie se pose la question des lieux et modes de
son exposition).
Sur ce dernier point, les arguments de Durand convainquent souvent. La part
de l'ombre réussit à mettre un frein à notre consommation d'images, pour
faire un retour critique sur les fonctions de certaines photos (celles d'un
J. Gerz, par exemple) rétives à toute facile assimilation culturelle. Ce
n'est pas la moindre raison pour laquelle il faut souhaiter que la
photographie soit considérée enfin comme un enjeu tout à fait priorita
ire.
(Jan Baetens)
Michel Servière. Le Sujet de l'art. Préface de Jacques Derrida,
L'Harmattan, Paris-Montréal, 1997.
Certains d'entre nous se rappellent encore sans doute Michel Servière
(1941-1991), qui a activement participé à notre colloque de 1990 à Zurich
et qu'une mort brutale nous a enlevé un an après. Chercheur attaché au
Collège International de Philosophie, il était passionnément fasciné
part
les rapports entre la peinture et la réflexion qui la commente, réflexion
engagée, personnelle, corporelle presque. Contrairement aux adeptes de
Valéry ou aux structuralistes qui prônent l'idéal d'un art sans nom
d'auteur, Michel Servière est convaincu que l'art moderne - et cela
commence avec Giotto pour aboutir (?) à Duchamp - est inconcevable sans ses
origines subjectives, sans la signature individuelle qui le renvoie à son
sujet. L'art est une de nos luttes pour le sens, et un jeu qui révèle le
sens. Il faut savoir gré aux éditeurs d'avoir recueilli les textes et les
notes de ce philosophe dont le vaste savoir et les rapprochements
vertigineux - Nietzsche, Char, Grandville, Cy Twombly, Schopenhauer, il
faudrait continuer - exigent une lecture lente et attentive qui vaut la
peine et qui récompense leur lecteur. Il faut se laisser guider par Michel
Servière, il faut entrer dans les labyrinthes de sa pensée; l'on sera
émerveillé ensuite, on sera proche de l'art d'aujourd'hui et de l'art tout
court. Grâce a son Sujet.
(Aron Kibédi Varga)
"Christ, I Wish I Could Paint" - Hemingway and the Visual Arts
Thomas Hermann. "Quite a Little About Painters": Art and Artists in
Hemingway's Life and Work. Tübingen and Basel: Francke Verlag, 1997. 240 p.
"Christ, I wish I could paint," Hemingway exclaims in a letter to Bernard
Berenson, thus pointedly expressing his overriding desire to be able, with
his words, to create scenes that had the vividness and the immediacy of a
painting. In the light of this statement, Hemingway's life-long interest in
painters and their work seems only natural.
But although there is no lack of articles on the role of painters in
Hemingway's life, there are hardly any booklength studies of the topic.
Actually, there are only two at the present time: Emily Stipes Watts' 1971
Ernest Hemingway and the Arts (long out of print) and Hermann's recently
published "Quite a Little About Painters". While Watts' richly illustrated
study still remains a major point of reference, "Quite a Little About
Painters" has many interesting new insights to offer.
Most important of all, Hermann is the first to attempt a systematic
longitudinal view of the function of painting in Hemingway's work. He does
so by examining - through a chronological, quasi-biographical approach -
the changing nature of Hemingway's attitudes towards the many painters he
either knew personally or whose paintings he collected. Apart from offering
a concise and complete overview, Hermann sheds light on the writer's
hitherto neglected relationships with two early, close painter-friends,
Waldo Peirce and Henry Strater. In conclusion, he draws attention to a
curious change of paradigm in Hemingway's attitude towards the arts: on the
one hand, he withdrew more and more from personal contact with the
painters, whose company he had sought so eagerly in his early years and
whose work he had actively supported; he also stopped buying expensive
pictures for his private collection. On the other hand, however, artists
began to play an increasingly important role in his fiction, particularly
in the unfinished Garden of Eden. Hermann shows that the pervasive notions
of metamorphosis in this text make it a key element in any discussion of
Hemingway's artistic self-conception.
Hermann clearly recognizes that the sexual and transsexual games are, of
course, not an end in themselves, but only the extreme form of an attempt
at linking art and life. By trying to be like the Rodin statue, the lovers
ultimately try to transmute into art, thus becoming a cipher for
Hemingway's increasing tendency towards self-reflection, as well for as his
intense concern with the relationship between himself as an artist and his
status as a human being. Hermann's comments on The Garden of Eden offer
fascinating insights into a text that is clearly an excellent stepping
stone to a better understanding both of Hemingway's view of himself as a
writer and of his texts. Against the background of The Garden of Eden, the
discussion of cardinal issues such as the role of perfection (i.e., the
protagonists' inability to attain it), or the nature of the relationship
between men and women, is given stimulating new input. This is where "Quite
a Little About Painters" really shines and one only wishes he had expanded
on the subject more than he did. Most sorely missed is, without doubt, a
discussion of the patent Pygmalionism permeating the protagonists' burning
desire for transfiguration.
The last section of "Quite a Little About Painters" explores the formal and
thematic analogies between Hemingway's writing and the paintings of various
artists, notably Cézanne, the Cubists, Goya, and Winslow Homer. This is
another rich mine for the word and image researcher. The careful evaluation
of the manifold correlations between Cézanne and Hemingway - particularly
their holistic notions and the seminal function of context - yields an
authoritative view of the nature of the kinship between the two artists. [1]
This brings me to the only minor point of contention: the illustrations.
Not only are they very few in number, but their selection, with its heavy
emphasis on Goya, appears quite arbitrary, even though the importance of
the Disasters of War and the Tauromaquia etchings is obvious.
"Quite a Little About Painters": Art and Artists in Hemingway's Life and
Work offers a compact, comprehensive survey of the topic and suggests
numerous interesting avenues to be pursued in the context of verbo-visual
interaction. Together with the clear structure of its contents, this makes
it a good starting-point for any research in the field.
[1] For the importance of context in modernist writing, cf. Max Nänny, "Modernism: The Manipulation of Context," in: Reading Contexts, ed. Neil Forsyth, SPELL (Swiss Papers in English Language and Literature) 4, Tübingen: Gunter Narr, 1988 (65-81), on which Hermann bases part of his argument.
(Martin Heusser)
|
|